Cruelty free : et si j’achetais différemment?

Au rayon « j’essaie d’élever ma conscience », vous avez déjà pu mettre dans votre chariot mon article sur le Greenwashing, stratégie marketing qui permet aux industriels de nous faire croire qu’on achète des cosmétiques naturel alors qu’ils sont issus de la pétrochimie. Aujourd’hui, je vous propose d’essayer de nous pencher sur les produits « cruelty-free » et de comprendre pourquoi et comment nos amies les bêtes sont utilisées pour nous rendre plus belles.

Déjà, c’est quoi ce truc?

Pas facile de s’y retrouver dans toutes les terminologies qui fleurissent sur le sujet. Vegan, cruelty-free? Mais est-ce la même chose?

Vegan provient de l’anglais (comme tous les termes à la mode en ce moment) : il qualifie des personnes ou des produits qui n’utilisent pas, sous quelle forme que ce soit, tout ce qui provient ou nécessite des animaux, dans le but de les protéger.

Dans la réalité, une personne vegan est végétarienne (ne mange rien qui provienne des animaux : viande, oeufs, lait, etc) et n’utilise aucun cosmétique, vêtement, produit qui nécessite des matières animales ou des tests sur animaux.

Pour certains, les vegans sont des illuminés/anarchistes/punks à chien. Comme dans tout mouvement nouveau, il y a sans doute des extrêmistes insupportables ; mais je vous rassure, j’en connais quelques uns qui sont tout à fait fréquentables et qui respectent parfaitement les choix de ceux qui ne le sont pas.

cruelty-free-si-jachetais-differemment-L-V5JBVW

Les vegans sont par définition plus que des cruelty-free : cette terminologie s’utilise en effet uniquement pour qualifier les cosmétiques produits sans cruauté sur les animaux. Toutefois, cela ne signifie pas qu’ils ne contiennent pas de matière animale.

Pourquoi utiliser les animaux en cosmétologie?

Dans 80% des pays du monde, les cosmétiques sont testés avant mise sur le marché sur des animaux. Par exemple, pour déterminer le caractère non-allergène d’un démaquillant pour les yeux, un lapin se verra déposer tous les jours sur la cornée une goutte du produit. Et s’il tombe malade à la suite de ce test, il n’est pas emmené chez un vétérinaire…

Bref, tous les jours des lapins/cobayes/souris sont utilisés pour déterminer qu’un produit de beauté ne sera pas réactif sur un être humain.

cruelty-free-si-jachetais-differemment-L-95Cx4r

Certaines d’entre vous pensent déjà que ces tests sont impératifs et qu’heureusement qu’ils existent pour nous éviter à nous les humains d’être malades. et, je vous avoue avoir aussi longtemps pensé comme cela. Ces tests sur animaux ont certainement éviter des crises sanitaires de grande ampleur.

Mais, maintenant que je sais qu’il existe des alternatives plus fiables et qui n’utilisent pas d’animaux, je me demande pour quelles raisons les marques ne s’y sont pas toutes mises.

Première raison : pour des aspects économiques. Les tests non réalisés sur les animaux sont plus chers. Et oui, les développer nécessite de la recherche et donc un investissement. Pourtant, certaines marques ont compris que surfer sur le cruelty-free peut rapporter beaucoup dans les pays où les consommateurs essaient d’élever leur conscience.

Deuxième raison : parce que la loi les autorise dans les pays producteurs. Et oui, ce n’est que depuis le 11 mars 2013 que les tests sur les animaux sont totalement interdits ans l’UE pour les cosmétiques et les ingrédients cosmétiques, ainsi que pour la vente de cosmétiques ayant été testés sur des animaux ailleurs dans le monde.

Troisième raison : parce que pour vendre dans certains pays, d’Asie notamment, les tests sur les animaux sont obligatoires!

Dans l’absolu, je crois qu’aucune d’entre nous n’a envie de faire souffrir un animal. Mais, à la lecture (ICI) de la liste des marques qui testent encore sur les animaux (pour vendre à l’étranger ou parce qu’elles sont produites à l’étranger), je m’évanouis.

Je crois que, si je devenais une apparatchik du cruelty-free, je devrais jeter les 9/10èmes de ma salle de bains. Au revoir, Benefit, Clarins, Dior, Nuxe et autres OPI.

En plus, le naturel/bio/local est loin d’être cruelty-free! Tout comme le cruelty-free est loin d’être bio/naturel/local.

Et, comme j’écris mes articles avec Mimine couchée en rond sur mes genoux, j’ai le cerveau en ébullition. Bonne conscience? Engagement? Pas facile de se décider…

Finalement, j’essaie comme toujours de rester pragmatique.

Est-ce que je suis prête comme ça d’un coup d’un seul à tout jeter? Non.

Mais, est-ce que je veux faire un effort pour arriver à modifier mes achats? Oui.

Alors, je me simplifie la vie : il y a des labels qui me permettent de renouveler certains de mes produits avec la certitude qu’ils sont cruelty-free.

cruelty-free-si-jachetais-differemment-L-UvixWEcruelty-free-si-jachetais-differemment-L-LFQw7Acruelty-free-si-jachetais-differemment-L-LbIdcV

Tout d’abord, le « Leasing Bunny », mais aussi le « Beauty Without Bunnnies », mais aussi les labels vegans « certifié vegan » ou encore « vegan society ».

Mes futurs achats (certifiés cruelty-free par la PETA ICI) 

Chez AHAVA, le sérum anti-âge « éclat et renouvellement ».

Chez Formula X, le kit de mini-vernis « Paint the town ».

cruelty-free-si-jachetais-differemment-L-25VZwr

Chez LUSH Cosmetics, le shampoing « Big ».

Et chez Too Faced, la base de lèvres « lip insurance ».

cruelty-free-si-jachetais-differemment-L-TVKpjS 

Alors, vous voyez qu’on peut toutes lutter contre les tests sur les animaux sans abandonner nos must-have beauté…

 

  Rendez-vous sur Hellocoton !

12 thoughts on “Cruelty free : et si j’achetais différemment?

  1. Je découvre ton blog grâce à cet article très utile 🙂
    Je partage ton idée de la chose et j’espère que très bientôt nous n’aurons plus à nous poser ce genre de questions!
    A bientôt 😉

    Marine, Azaé Pur

    1. Bonjour Marine.
      J’espère moi-aussi que nous n’aurons plus de produits testés sur les animaux ; nous pouvons avoir les mêmes garanties sanitaires sans utiliser d’autres être vivants. Alors, pourquoi A bientôt, ici ou chez toi!

  2. coucou

    le probléme aujurd hui en france, c’est que bcp de fabricants que je connais personnellement aimeraient faire du 100% bio mais le cahier des charges imposés est lourd, et on en revient encore au pognon en parlant vulgairement car c’est lui le nerf de la guerre….ça coute très très cher, après il y a des pays ou cela va de soi, consommer sainement, manger sainement, rouler sainement, ces pays l ont bien compris, comme l allemagne , berceau des marques bios depuis longtemps…
    après il existe des alternatives aux essais sur les animaux ce sont les cellules souches, bcp de fabricants utilisent ce moyen car il donne d’excellents résultats et donc inutile de torturer de pauvre petites bêtes sans défense..;utiliser des criminels pour faire des tests, ça oui…
    un débat le bio , le naturel les énergies renouvenables, tant de choses à faire, mais la question est de savoir si les français sont prêts aux changements….

    1. Bonjour.
      Je crois que les Français sont prêts à changer. On voit bien au fur et à mesure que le bio, le local et le fait-maison remplacent le tout-consommation.
      C’est sur que c’est long, mais je pense que les mentalités ne peuvent pas évoluer plus vite.
      J’en suis le premier exemple : c’est à mon âge avancé que je me questionne sur les compositions, les procédés de fabrication, etc.
      Bref, si j’y suis arrivée, tout n’est pas perdu parce que je partais de loin!
      Bon lundi.

  3. Coucou ma belle et merci pour cet article. Je reverai d’un monde Cruelty Free car je pense que la souffrance animale est ce qui me rend le plus dingue dans ce monde. Si j’avais le courage d’être végétarienne, je le serai. J’avais déjà cherché à consommer mieux mais c’est impossible car comme tu les dis, quand tu regardes quelles marques l’est vraiment, c’est désespérant. Du coup, quand je peux, je privilégie les labels mais il faudrait vraiment que les marques changent, mais ça coute moins cher de faire souffrir un animal ! Bisous !

    1. Bonjour.
      Heureusement que le monde évolue et que pour ce sujet, nous sommes sur la bonne voie!
      Bonne journée.

    1. Bonsoir Julie!
      Merci pour ton commentaire : les retours sont importants pour moi.
      Jusqu’à ce que j’effectue quelques recherches, je ne connaissais pas non plus le terme. Et je crois que nous ne sommes pas les seules à le découvrir tardivement.
      Bonne soirée!

Et si vous me laissiez un petit mot doux?