Lâcher prise : un premier pas vers le bonheur!

Depuis plusieurs semaines, je lis les articles proposés dans le cadre de « La parole aux blogueuses ». C’est un groupe initié par Sophie du blog Spicy and Pink. Chaque mois, elle propose un thème sur lequel les blogueuses qui le souhaitent écrivent pour donner leur point de vue.

Je n’ai jamais écrit. Pourtant j’adore lire les propositions des blopines. Mais je ne me suis jamais sentie capable de sortir du champ habituel des cosmétiques…

Mais ça, c’était avant que je ne lise le thème du mois : le lâcher prise! Et là, bim : je ne peux que me sentir concernée, car le fait de ne pas lâcher prise, c’est le centre de vie!

♡ Un sentiment de maîtrise …

Depuis que je suis toute petite, je me dis que je dois maîtriser : mes émotions, mon stylo, mes résultats, l’image que je renvoie, la manière dont fonctionne ma famille, …

Rien de plus grisant que de s’imaginer que les choses se passent comme on l’a souhaité. Cela évite le stress de l’inconnu : je prends d’ailleurs bien soin de ne jamais me retrouver dans une situation où je ne sais pas qui sera là, comment cela va se dérouler, là où je dois intervenir, pour dire quoi…

Vous me direz que dans un cadre professionnel, je suis comme à l’école : plutôt bonne élève. Je ne me laisse jamais déborder, ni par le travail, ni par les imprévus… Je les ai anticipés, j’ai une solution à chaque problème, j’ai tout révisé dans ma tête. Je passe beaucoup de temps à analyser les choses, à donner le sentiment de savoir. Je parais dynamique, je suis un repère pour des collaborateurs en difficulté.

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♡ Qui devient en fait un poids …

Mais tout cela n’est qu’une image… Pour certains, je suis froide ; pour d’autres, trop confiante en moi. Bref pas toujours très sympathique, je pense.

Mes amis savent pourtant qu’en dessous de cette carapace, il y a un poussin, ébouriffé qui doute au moindre accroc dans le plan, qui est capable de s’effondrer en privé quand les difficultés dépassent ce que je peux maîtriser. 

Et c’est quand je me suis effondrée, que je me suis rendue compte de l’importance de lâcher prise! Parce que bien sur, la maîtrise a ses limites ; jamais on ne peut décider pour les autres (surtout quand on prône la tolérance et la liberté)! Ni au travail, ni dans la vie privée.

Le premier évènement a été l’arrivée de mes enfants : tout petits, collés à mes basques, les garçons ne décidaient de rien sans moi. Mais en grandissant, en toute logique, leurs personnalités se sont développées. Le premier a, comme moi, un sacré carafon ; le second gère les choses différemment et a besoin de rêvasser!

Bref, ils sont loin d’être « toujours prêts » comme je le voudrais…

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♡ Mais que j’arrive à combattre!

Et c’est tant mieux. Parce qu’au delà de l’affection que je leur porte, je me dis qu’ils sont une chance pour moi d’apprendre à lâcher prise. C’est en tout cas grâce à eux que j’ai appris que ne pas prendre de bain tous les jours ne signifie pas qu’ils sont sales. Ou encore que les vêtements non repassés mais bien pliés ne les empêchent pas d’être bien habillés et toujours aussi beaux.

C’est d’abord par les tâches ménagères que j’ai appris à lâcher prise : plus de séance de repassage de plusieurs heures le week-end, plus de cris le soir pour qu’ils prennent le bain à l’heure, plus d’aspirateur frénétique après chaque repas…

Accepter de lâcher prise m’a aussi détendue dans mes relations aux autres ; je ne vous dirais pas que j’apprécie être très entourée, mais je ne refuse plus une invitation qui ne serait pas en cercle restreint. Je sais que spontanément je vais chercher une excuse pour décliner mais avant de dire non, j’essaie de me détendre et de me rassurer. Tout va bien se passer, n’est-ce pas?

Cette évolution s’est faite sur plusieurs années, et je sais que c’est loin d’être gagné. Parce qu’un jour, mes enfants partiront faire leurs études, parce que la vie réserve toujours des surprises auxquelles personne ne s’attendait.

Mais je sais en tout cas ce que ces petites avancées m’ont apporté. Je n’ai quasiment plus d’insomnies ou de brûlures d’estomac. Mes ongles ont poussé et j’ai pris 10 kilos (bon 5-6 auraient été suffisants, mais là je n’ai pas choisi)… J’ai arrêté de fumer et je n’ai repris aucune autre drogue à la place. Je canalise mon énergie avec mon blog, j’ai repris des études (qui ne me serviront à rien si ce n’est à me confronter au fait que c’est dure et que je ne suis pas sûre d’y arriver)…

Bref, tout simplement, en sachant prise, j’apprends ce qu’est vraiment la liberté!

 

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16 thoughts on “Lâcher prise : un premier pas vers le bonheur!

  1. Coucou !
    J’aime beaucoup ce genre d’article, lâcher prise n’est pas toujours facile, au décès de ma mère je n’ai pas voulu lacher prise et j’ai voulu tout controler, surtout mes émotions, mais au final ça va bien mieux quand on lache prise!
    Bises

    1. Bonjour.
      Je crois qu’un décès est toujours une épreuve qu’on essaie de surmonter du mieux qu’on peut. Peut-Être que si tu avais caché prise, tu te serais effondrée. Ou pas…
      L’essentiel, c’est de faire comme on le sent, et d’être bienveillant avec soi-même non?
      Bonne journée!

  2. bonjour, j’aime ton article, simple et criant de vérité! j’aimerai beaucoup que les gens prennent conscience que , comme tu l’écris, le repassage n’est pas un but, plié le linge ça le fait! l’important est d’être bien dans ces baskets et ne plus avoir à correspondre aux schémas qu’on nous a inculquer! merci pour ton témoignage que je partage à 100%!!
    bonne continuation
    Brigitte

    1. Merci beaucoup. Finalement en sachant prise, je me suis rendue compte que je n’étais pas la seule à tenter de mettre de la souplesse dans ma vie… Et c’est tant mieux! Ainsi, je me sens moins seule!
      🙂
      Bon lundi.

    1. Merci Cécile!
      Quand on pense comme moi que lâcher prise est synonyme de médiocrité quelque part, c’est très compliqué. Mais en étant plus sympa avec moi même, je pense que je le suis aussi avec les autres…
      Bon lundi!

  3. Très sympa cet article ! Je me retrouve dans pas mal de choses, notamment l’arrêt de la cigarette et la reprise des études (qui ont servi à rien en effet mais j’ai finalement réussi et j’en suis fière !) Là on traverse un peu la crise des jeunes parents : envie d’être de bons parents tout en gardant notre liberté d’avant et forcément ça fait trop et ça coince ! Mais on finira par gérer ça 🙂

    1. Bonjour!
      L’arrivée d’un enfant est rarement un moment où on peut lâcher prise : entre la fatigue et les nouveaux rythmes à caler, on est plutôt dans l’effet inverse.
      Mais, dans mon expérience, en grandissant, ils m’ont obligée à me remettre en cause, notamment quand ils ont commencé à manger seuls : entre le fait que les vêtements étaient salis et qu’il y en avait partout par terre, cela a été ma première étape dans le fait de ne plus m’exciter sur la propreté!
      Bonne journée.

  4. Coucou !
    Comme toi, c’est ma fille qui m’a obligée à « lâcher » : elle n’est pas du tout comme moi, et le fait qu’elle soit imprévisible pour moi m’oblige à renoncer à ce que j’avais programmé pour prendre les choses comme elles sont.
    Nos enfants nous ont fait grandir !

  5. en bref t’as posé le verre !!!moi j’y arrive pas dc ca complique encore plus la maladie que j’ai …C tt le pb

  6. Bravo pour cet article vraiment j’ai adoré ta façon de t’exprimer. Je te comprend tellement car j’ai beaucoup de mal à lâcher prise un jour peut-être…
    Bisous
    s

    1. Merci!
      cela viendra peut-être en vieillissant ou pas. J’espère simplement que cela ne te cache pas la vie!
      Bonne soirée.

    1. Merci.
      J’ai essayé d’être sincère sans être trop larmoyante… Pas facile de faire son auto-critique!

Et si vous me laissiez un petit mot doux?